les douceurs d'avalon
et si j'etais morgane , et si je revais , et si tu etais lancelot , et si c'etait vrai ! a la croisée des chemins entre reve et realité
il etait une fois ................
sur le causse aride et sec , la ou s 'arrête la route qui mène a navacelles , en plein soleil d'été
se dresse un cercle de pierres dressées
dans ce lieu magique ou en son centre s 'élève le cromlech, c'est là que cette fin d'après midi
je t'ai mené, entre chien et loup a l'heure ou le soleil baisse et laisse la nuit tomber
j'avais pris ta main , dans l 'herbe on s 'avançait
un léger frisson me parcourut tu t 'es rapproché de moi , est ce le silence la magie de l'endroit ?
au centre du cercle au pied du géant de pierre mes yeux se sont noyés dans les tiens , un seul regard a suffit ton regard rivé au mien, le dos collé contre la pierre je ne pouvais plus bouger , j'ai senti ton haleine chaude , ta bouche ouvrir la mienne
ta langue y pénétrer , j'aurais pu encore t 'arrêter mais je n'avais déjà plus aucune résistance
la terre s'est mise a tournoyer , mes sens se sont réveillés quand au menhir tu m'as lié
j'ai vu l'enfer brûler dans ton regard d'acier , tu m'as plié a ta volonté
arrachant d'une main ma petite robe d'été , exposée a tes désirs je me suis par toi laissée mener
tes mains parcourant mon corps , ta langue léchant mes seins
puis sur mon ventre tu es allé , je me cambrais pour t'accueillir
écartant mes jambes lentement tu t'es approché de ma féminité
un long frémissement m'a parcouru , ta langue m'a pénétré
tes caresses me rendait folle , mes jambes sur tes épaules tu étais collé a moi tu m'aspirais
tes mains sur mes fesses me caressaient , et s'immisçaient au coeur de mon intimité
je savais ce que tu voulais , je ne pouvais te résister, lentement tu es remonté
tu m'as cloué au rocher quand en moi tu t'es enfoncé d'un mouvement violent tu m'as possédé
ta bouche m'empêchant de crier, je n'étais plus a même de raisonner
d'un mouvement brusque tu m'as délié
a genoux tu m'as ordonné , j'avais envie de t'obéir devant toi je me suis agenouillée, puis dans ma bouche j'ai mis ton phallus dressé , avec ma langue je t'ai léché goûté, tu me remplissais de toi, mes mains caressaient tes cuisses , ton ventre, ta queue
je voulais ce que tu voulais , jusqu'au bout j'irais tu frémissais tes mains dans mes cheveux la fièvre en toi montait j'avais envie de te satisfaire, de capituler.
mais tu n'avais pas fini de me châtier de me dominer
est ce cette terre bénie par la déesse qui en toi a mis cette volonté?
près de moi tu t'es allongé , une pluie d'été s'est mise a tomber
je me sentais alanguie , en communion avec le ciel ,la terre , nue et femme devant toi
des gouttes de pluie ruisselaient sur mon corps, mes seins ,mes hanches, mon ventre , mes jambes , ma peau blanche a toi offerte
je ne sais pas ce qui s'est passé , quel démon en toi est entré , quel désir t'a possédé
est ce le dieu de la terre qui t'as jeté sur moi?le roi cerf qui t'as habité ? tu t'es déchaîné j'ai vu tes yeux flamber
ta force remonter , ta détermination , quand dans un mouvement brutal tu m'as mise a genoux la joue contre la terre mouillée , a toi j'étais exposée
je ne savais pas encore ce que tu préparais quand tu m' as attaché
j'ai senti tes mains caresser mon ventre , tes doigts s'enfoncer en moi
j'étais humide et chaude, encore une fois tu m'as transpercé d'un mouvement fulgurant tu m'as vissé
je t'ai entendu gémir au fond de moi , je t'appartenais
un instant le monde s'est arrêté , j'étais suspendu a toi a tes désirs a ta volonté
je savais maintenant ce qui allait arriver , tu t'es retiré de moi
sur le ventre je ne pouvais plus bouger , entre mes fesses j'ai senti la dureté de ta hampe
j'ai crié non! mais il était trop tard pour m'entendre m'ecouter
tu as un moment hésité
je te suppliais d'arrêter , mais du démon tu étais possédé
j'ai senti ton pieu en moi s'enfoncer d'un mouvement fulgurant tu m'a forcé
j'ai gemi , au fond de mes reins tu es entré puis lentement tu t'es mis a bouger un long va et viens diabolique me tourmentait ,
tes mains autour de ma taille me maintenait
au sol j'étais , tu as enfoncé un doigt dans mon sexe brûlant
tu t'enfonçais en moi de plus en plus fort , de plus en plus sauvagement , soumise je jouissais sous tes assauts
je criais ton nom pour que tu continu encore et encore..
un long frémissement m'a parcouru , oui je voulais être dominée
les longs frissons, je m'en souviens , m'ont traversé ,je sentais la terre humide la pluie finement ruisselée sur mon corps enfiévré
tu n'étais plus toi même mais une bête qui s'assouvissait j'étais devenu ta femelle , ton esclave , ton objet
au fond de moi tu as déversé ta semence, j'ai joui longtemps des frissons de joie me parcouraient
on est resté longtemps comme ca, toi en moi, moi allongée sous toi je te sentais frémir, esoufflé, tes dents mordillant mon epaule, embrassant mon cou , soufflant dans mes cheveux
puis vint le petit matin , on s'était endormis, une legere brume montait du sol , les odeurs de la nature etaient démultipliées
au petit jour je m'en souviens, tu m'as fait l'amour , lentement , passionnément
tu as bouleversé mon coeur , tu as été tendre et attentionné
plus question de dominer , plus question d'assouvir des désirs
juste toi et moi comme des amants on s'est aimés , dans la pale lumière du jour
contre toi tu m'as serrée, de mes jambes je t'entourais , mon coeur battant follement contre le tien , je garde encore cette sensation , cette délivrance
entre reve et realité , entre envie et desirs inavoués , entre ciel et terre , entre eau et feu , la ronde l'eternel recommencement , la soif , le desir et l'envie ,
la peur et la hardiesse , le chaud et le froid qui nous blesse , a la croisée des chemins , qui dira quel est notre destin !
Anita p : deposé a nimes avril 2007