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Le feu sous la glace Devant elle incertain Tu regardes cette citadelle Cette femme insoumise Cette femme que rien n'atteint Elle te semble belle Tu voudrais tout d'elle Elle ne te donne rien Droite et hautaine Fière et rebelle Se dressant devant toi Comme un mirador Tu la regardes encore Cherchant la clef d'or Pour entrer chez elle Tu voulais la toucher Mais elle se dérobait Tu voulais l'aimer Mais elle était glacée Dans le silence de la nuit Tu l'as aimé , tu l'embrassais Juste en pensées pour ne pas la déranger Dans son univers feutré tu t'ai laissé aller Elle te paraissait lointaine Elle te paraissait cruelle A ne pas vouloir t'ouvrir son coeur Que savais tu d'elle ? Courageuse et solitaire elle n'était pas téméraire La vie lui avait apprit à se cacher Toujours derrière un écran de fumée De brumes de regrets Sans bruit elle regardait Silencieuse elle écoutait Elle te regardait Elle attendait........ Un geste un mot un signe Que lui as tu donné ? Comme un cadeau Elle prenait tes mots Comme une enfant toujours se défendant elle y croyait pourtant mais la vie lui avait apprit que les mots ne sont que des mots que la vie ne fait pas de présent
- et elle savait qu'un jour
tu l'abandonnerais ce jour est arrivé ou déçu tu t'es détourné ses rires se sont éteints elle sait bien que rien rien ne rattrapera le temps a l'attendre jamais un rêve n'aura été aussi beau elle le sait, inutile de parler l'hiver s'est installé dans sa vie dans ses draps dans ses bras Elle restera comme ça, a jamais glacée a jamais esseulée Elle resta seule pour l'éternité As tu eu vraiment envie de la bercer ? As tu eu envie de l'embrasser ? De faire jaillir le feu sous la glace Dans son hiver à jamais elle sentira tes baisers A jamais il lui restera ce regret Et si c'était vrai ... La dame du lac a fermé cet écran glacé A refermé ses rêves, ses pensées La glace à jamais recouvre le puit sacré Chacun de son coté Regardant la neige tomber Le froid du silence Le gel de l'absence Faisant faire demi tour a ta monture Tu n'as pas su passer cet écran de fumée Pas su lui parler Un mot, un geste, l'auraient libérée L absence n'a d'excuse que la trahison Elle a ses droits sur la raison La brume s'épaissit encore Pour mettre un mur entre elle et toi Un papier a cigarette disais tu Un mur pensait elle Bâtir reconstruire La vie n'est que batailles à livrer En te regardant partir sans rien dire Elle sait, que rien jamais Ne comblera ce vide que tu as laissé Ne la regarde pas s'éloigner ! Ce vide c toi qui l'as crée Le rideau tombe La brume monte L'amour s'en est allé Elle le sait, rien n'est gagné Elle a perdu, elle t'a perdu En s'éloignant ses larmes coulent Un peu d'elle s'est éteint L'horizon c est assombrit A jamais tes mots raisonneront A jamais le froid est arrivé A jamais l'espoir s'est envolé Dormons, dormons mon amour Le soir est la, la nuit est tombée Dormir, à jamais, et veiller Silence! le rideau et les masques sont tombés Le silence a remplacé l'attachement que tu disais lui porter Silence,absence, deuil Dormir, à jamais, dormir pour oublier Silence!que la brume recouvre tout Légers mouvements, léger passage Au fer rouge elle est marquée à jamais Silence!il ne lui reste plus qu'à pleurer Que dieu ait pitié Inchã a Allah!
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